Archive pour avril 2010

Mais où sont les patrons ?

Je ne parle pas des mercenaires qui trustent les sièges des conseils d’administrations tout en étant pédégés de boites dont tout ce qu’ils connaissent du métier c’est la direction financière ; non je parle des entrepreneurs, des fondateurs, des pater familias qui pour avoir vu grandir leur bébé lui portait toutes leurs attentions, considéraient les salariés comme des enfants certes turbulents, indisciplinés, fainéants et revendicatifs, mais quand même chéris comme la chair de sa chaire.

Disparus Trigano, Caille et autres Gamelin… Bien sûr ils étaient aussi parfois dans les chroniques judiciaires, mais jamais pour se défiler, toujours pour assumer, parfois coupables, toujours responsables ! Mais pas de suicide dans leurs boites, pas de délocalisation à Shanghai, pas de kidnapping par des salariés déboussolés, pas d’abandon du navire en perdition…

A présent les patrons sont interchangeables et inter-changés, « Golden Hello Mister Président, voici les clés du coffre, votre stock d’options, vos avantages sans limites ; les actionnaires (majoritaires) ont établis votre feuille de route : money, money, money. » Si en cours de route les choses se gâtent : « Pas de problème, Mister Président, nos Responsabilités sont Limitées ! Dans tous les cas c’est la personne morale qui trinque ! Alors taillez sans crainte, liquidez sans vergogne, optimisez le cœur léger, votre patrimoine est protégé, vos options sont libérées et votre impunité assurée ! »

Belle réussite : actionnaires satisfaits votant les yeux fermés à l’AG = nouveau ticket bien juteux dans un autre conseil d’administration.

Bel échec : « Golden good-bye, Mister Président, les issues de secours se trouvent à l’avant, au centre et à l’arrière de l’appareil, pas de panique vous êtes le seul à avoir un parachute : les issues ne seront pas encombrées, l’appareil lui continue en piqué mais ne manquera pas d’abonder votre retraite… »

Alors oui, je les regrettent ces tyrans qui tenaient la barre d’une main de fer dans un gant de titane, car ils étaient les seuls de confiance, les seuls à défendre mordicus les intérêts de la boite.

Ne cherchez pas plus loin la faillite du système actuel, ce capitalisme qui prend l’eau de toute part mais ou jamais aucun capitaine ne coule avec son Titanic.

Ne cherchez pas plus loin la colère sourde des salariés victimes de ces flibustiers des temps modernes.

Ne cherchez pas plus loin la solution à ce gâchis de toute la planète, messieurs les puissants, secouez votre machin et mettez un terme aux responsabilités limitées, aux personnes morales qui ne sont personne et couvrent l’immoral ! Exigez que chaque entreprise ait un patron responsable, qui risque son cou à chaque décision, qui à brulé tous ces vaisseaux en arrivant et ne repartira que couvert de gloire ou d’opprobre, qui se suicidera avant ces salariés, qui aimera son métier plus que son compte épargne, qui plaidera coupable et responsable !

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Trigano

 

 

http://www.lyoncapitale.net/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Carnet/Roger-Caille-skipper-d-entreprise

 

 

http://eco.rue89.com/2009/01/03/facebook-la-fille-dun-patron-suicide-appelle-aux-dons

 

Le retour du Jabberwocky.

On le croyait proprement occit par les Pythons depuis 1977, mais tel l’infâme Sauron son enveloppe seulement avait péri et son esprit survivait dans les feuilles de Lewis Carroll, attendant un regain offert par Tim Burton et sa nouvelle Alice.

Pourtant la magie de la 3D n’opère que difficilement la résurrection de la bête et du monstre sacré (l’œuvre). Johnny Depp convainquant comme à son habitude sous la houlette de Mister Tim est entouré d’un très beau chat volant, de jumeaux piquants et d’un lapin famélique seul porteur de la folie burtoniène, celle là même qui soufflait sur Edward et Beetlejuice, édulcorée, noyée, délayée dans la sauce Disney cela donne un conte interdit aux plus de 15 ans, interdit aux fans du réalisateur.

Que Disney se choisisse d’autres victimes et ne gâche pas le temps des talentueux ! Que Burton se choisisse d’autres producteurs qui laisseront librement bouillonner sa cervelle torturée !

En attendant je reprendrais bien un peu de Gilliam…

Jabberwocky (cultmoviez.com)

http://www.jabberwocky.com/carroll/jabber/jabberwocky.html

 http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=132663.html

 http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1956.html

 Dans la série “les bons monstres ne meurent jamais”, à noter le retour dans Le Choc des Titans du terrible Kraken… A quand Kraken Vs Godzilla en 3D ?

 

Carbone AttaXe

Enfin l’air pur des Alpes, l’odeur des sapins verts, l’éclat aveuglant de la neige immaculée, bienvenue aux sports d’hiver, trois jours grignotés sur l’emploi du temps pour se mettre de la poudreuse plein le nez, taper des schuss en tremblant des guibolles et se prélasser sur les terrasses à U.V. en sirotant une mousse.

A 3200 m l’air se fait rare et les fréquentes pauses sont l’occasion de lever le nez au vent et les yeux au ciel. Les cieux oscillant d’un bleu de Prusse à un bleu cérulé au gré de la polarisation des lunettes de soleil, le tout strié de blanc : de grands coups de couteaux dans la toile céleste, des rubans de dentelle qui s’effilochent formant une étoile aux branches multiples qui se métamorphose à chaque nouveau zingue qui strie le ciel de Savoie ; Cointrin, Saint-Exupéry, Malpensa, Heathrow, Francfort ou CDG semblent tous canarder dans cette direction pour tisser un ciel de fuseaux éphémères mais toujours renouvelés. Si haut que les vrombissements des réacteurs nous épargne, pourtant un bourdonnement mécanique vient régulièrement froisser mes esgourdes toutes orientées vers le feulement régulier de la belle glisse, une méchante guêpe rouge vibrillonne sans répit, de bas en haut, d’héliport en héliport, de haut en bas, de nababs en riches skieurs, du matin au soir, elle brûle sa ration de kérosène, rejette sa dose de CO2, attire des regards envieux et quelques autres prêts à voter une taxe carbone sur le champ pour qu’au moins ces gêneurs crachent au bassinet. Et l’on s’imagine la tuyère crachant des euros, motivant tous les hors pistes pour récolter la manne… et puis tous ces euros tombant du ciel, de chaque sillage cotonneux. Silence, la bête a replongé dans la vallée, reprise de la quête de la trace parfaite… et puis penser à vérifier que mon vol de retour est bien réservé, au prix que ca coute…

Traces d'avions (l'internaute.com)

http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/23/01002-20100323ARTFIG00605-taxe-carbone-chantal-jouanno-se-dit-desesperee-.php

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