Urgences inaugurait une nouvelle race de séries américaines, les séries ou la technique prenait le pas sur les rapports humains devenus prétextes à montrer de jolis effets spéciaux. Fini le gendarme et les voleurs, les polices scientifiques mettent les flics à papa aux rencards. Vive CIS, NCIS, JAG et autres acronymes bien ficelés.
Mais voilà un syndrome commun à toutes ces séries fait qu’au fil des saisons les bons vieux sentiments reprennent le dessus, le mélo s’empare de tous ces savants rationnels jusqu’à les transformer en dindons d’amour gloire et beauté ! La seule question est : jusqu’à qu’elle saison l’intérêt scientifique va faire supporter la guimauve qui suinte. Pour Grissom j’ai terminé la saison 8 sous oxygène, pour NCIS je n’ai pas encore osé déboucher la saison 5, j’ai comme un sixième sens pour le gout de bouchon !
Mais quand je comptais sur mon alter ego House, pour maintenir mes signes vitaux stables, j’ai été cueilli à froid par les bonus de la saison 4 qui me promettent pour la suite, plus (+) de sentiments, plus (+) de mièvreries, plus (-) de sang mais plus (+) de larmes. Du coup je zieute la boite de Pandore posée sur la pile ‘à regarder’ déchiré entre l’impatience de lui faire cracher ses galettes et la crainte d’un fatale déception. Parfois je la regarde du coin de l’œil et j’ai l’impression de la voir s’animer, de la voir trépigner d’impatience, de la voir s’entrouvrir pour laisser filtrer une lumière aveuglante et dans un souffle j’entends distinctement : “ZUL”!
Allez j’attaque ! …dès que j’aurai retrouvé mon pack de proton ! Et je reviens vous rendre compte ! …si j’ai résisté à la lumière blanche !





